Electricité EnR
Je vous accompagne afin de mettre en place votre opération d’autoconsommation collective.
Le pincipe

L’autoconsommation collective est un principe théorique de répartition de la production entre un ou plusieurs consommateurs proches physiquement. Ce type d’opération est aussi dénommé « autoconsommation virtuelle » dans d’autres pays.
Les électrons se déplacent de la même manière dans le réseau électrique, c’est-à-dire du lieu de production vers le lieu de consommation le plus proche. L’autoconsommation collective n’est donc pas un mode de répartition physique de la production d’électricité mais bien un mode de valorisation économique.
La répartition de la production avec les consommateurs participant à l’opération, rassemblés au sein de la PMO (Personne Morale Organisatrice) pouvant être une association, une société…, peut se faire selon différentes méthodologies, appelées clefs de répartition. La PMO doit être capable de dialoguer avec ENEDIS.
L’électricité répartie dans la PMO peut faire l’objet d’une facturation entre producteur et consommateur. Le consommateur peut alors possiblement bénéficier d’un tarif avantageux par rapport à son contrat de fourniture. Il garde un contrat de fourniture pour le complément de sa consommation.
Typologie de production
- Production d’énergie renouvelable uniquement (solaire, éolien, hydraulique, cogénération…)
- Puissance installée < 3MW
Types d’opérations possibles
| Type d’opération | Lieu géographique |
| Simple | même bâtiment |
| Etendue 2 km | N/A |
| Etendue 10 km (dérogatoire) | commune rurale ou périurbaine |
| Etendue 20 km (dérogatoire) | commune rurale |
Types d’opérations possibles
- Patrimoniale : même entité producteur et consommateur
- Ouverte : producteurs et consommateurs sont des entités différentes
- Sociale : bailleur social avec locataires
Clefs de répartition de la production
- Statique : coefficients fixes
- Dynamique par défaut : au prorata de la consommation
- Dynamique personnalisé : permet l’optimisation et le fléchage précis de la production
Études de cas

Étude de cas A – comparaison ACC versus vente surplus solaire PV
L’industriel a un projet solaire en autoconsommation individuelle (ACI) avec vente de surplus à EDF OA (Obligation d’achat) dans le cadre du tarif d’obligation d’achat (TOA) S21 (arrêté de 2021) sur un de ses sites. En vendant son surplus dans ce cas au tarif de 131.2 €/MWh, il bénéficie de 13 380 €/an. Il possède cependant un autre site situé à moins de 10km, en zone rurale, dont le contrat signé est très défavorable (342 €/MWh en moyenne). Il peut donc faire bénéficier son surplus solaire à cette entreprise et effacer une partie de ce tarif très élevé. Selon qu’il puisse bénéficier de l’amortisseur (aide de l’état) ou pas, l’effacement de sa facture met en avant des gains supérieurs : l’opération d’ACC est donc très bénéfique.

Étude de cas B – autoconsommation individuelle (ACI) versus autoconsommation colelctive (ACC)
Le prix de l’électricité est composé de 3 composantes : l’électron, l’acheminement et les taxes. Dans le cas d’une opération ACI inférieure à 1MW, la totalité de ce prix est effacé. Dans le cadre d’une opération ACC, seule la partie électron peut être effacée. La PMO doit collecter les taxes et l’acheminement auprès des consommateurs, puis les reverses à qui de droit. Le gain économique est donc généralement plus intéressant en ACI. Cependant, il y a plus de flexibilité en ACC : dans le cas d’un projet solaire, la production peut être au choix vendue en surplys dans le cadre du TOA ou venir en effacement de consommation si cela est intéressant – ceci grâce à la clef de répartition dynamique.
Quelques informations
224 opérations d’autoconsommation collective actives en juin 2023 en France
Le surplus de production d’un projet solaire PV (sous tarif d’aobligation d’achat S21 ou autre) peut être valorisé auprès de voisins au sein d’une opération d’autoconsommation collective.

